Société

43% des adolescentes perçoivent la violence sexiste sur l’internet

La violence sexiste dans l'environnement numérique touche plus de 40 % des adolescentes.

Selon une étude universitaire, le machisme, les normes de genre et les stéréotypes sexuels sont les principaux moteurs de la violence dans le monde numérique, le machisme étant le plus répandu.

La violence sexiste numérique touche près de 40 % des adolescentes.
La violence sexiste dans l’environnement numérique touche plus de 40 % des adolescentes.

42,6% des pré-adolescentes et adolescentes disent percevoir un niveau élevé et très élevé de violence sexiste sur l’internet. Le machisme, les rôles de genre et les stéréotypes sexuels représentent les principales causes de la violence de genre dans l’environnement numérique envers les filles et les adolescents.

Selon les données de l’étude, 66,8% des préadolescents et des adolescents utilisent régulièrement les réseaux sociaux, des chiffres qui augmentent avec l’âge, avec 23,2% chez les filles de 10 ans et 75,9% chez les adolescents de 17 ans. C’est également le cas pour l’utilisation des smartphones : 41,2 % des filles de 10 ans les utilisent fréquemment et 88,5 % des adolescentes les utilisent régulièrement.

Quant à la perception de la violence sexiste sur Internet, 42,6% des pré-adolescentes et adolescentes disent percevoir un niveau élevé et très élevé. Bien que le type d’expériences désagréables liées à la violence sexiste varie selon l’âge des utilisateurs, les insultes et les injures (29,5%) – et en particulier celles liées à la violence physique (7,2%) -, les brimades (11,8%), les sextos ou le harcèlement par les ex-partenaires se distinguent.

63 % des préadolescents et des adolescents disent savoir quoi faire s’ils se sentent menacés ou harcelés sur les réseaux sociaux. Plus précisément, 75,6 % se tourneraient vers leurs proches, 8,9 % le signaleraient à la police et seulement 5 % disent connaître les organisations et les lignes d’assistance.

Parmi les causes de la violence sexiste sur Internet que les participants à l’étude soulignent, on trouve le machisme, les rôles sociaux et les stéréotypes.

En ce sens, l’étude démontre l’impact de ces stéréotypes sexuels diffusés sur les réseaux sociaux sur les adolescentes autour de l’image de la femme, de l’importance du physique, de l’importance du rôle d’être et des rôles de genre. Ainsi, la culture de l’image conduit les adolescentes à exprimer et à publier un idéal de femme afin d’être acceptées par leurs pairs.

75 % des personnes interrogées plaident en faveur de solutions juridiques et réglementaires pour lutter contre la violence à l’égard des filles sur les réseaux sociaux.

En outre, 81,4 % des préadolescentes et adolescentes considèrent qu’il est très important de savoir comment utiliser les outils de signalement et de blocage disponibles sur les réseaux sociaux.

L’exposition publique et le manque de confidentialité sur les réseaux sociaux représentent l’une des principales préoccupations des adolescentes. En fait, 60 % des personnes interrogées sont préoccupées par les données qui sont publiées sur Internet.

Emilie Dubois

Une fille dans l'informatique était mal vue à l'époque de mes études. C'est pour cette raison que l'on m'a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m'a plu. C'est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l'information m'a poussé à suivre des cours de journalisme. Comme j'avais la propension de centraliser l'actualité technologique, un ami m'a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C'est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l'aventure de MondeInfos.com. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m'intéressent le plus.

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