Politique

Macron en Corse : Hommage au préfet Erignac et rencontre avec les nationalistes

Emmanuel Macron démarre sa visite en Corse et va rencontrer les dirigeants nationalistes

La visite d’Emmanuel Macron ce mardi à Ajaccio débute par un hommage au préfet Erignac, assassiné il y a 20 ans de cela, le 6 février 1998.

Le président Emmanuel Macron, le 26 janvier 2018 à l'Elysée, à Paris
Le président Emmanuel Macron, le 26 janvier 2018 à l’Elysée, à Paris

Cet acte ignoble avait pour seule raison que l’homme était une figure de la République sur l’île, un représentant de l’État français.

La cérémonie se déroulera en toute sobriété comme souhaité par la famille du préfet et par le chef de l’État qui avait tout juste 21 ans lors de ce jour tragique.

Le choc avait ébranlé beaucoup de gens que ce soit sur le continent ou sur l’ile et des dizaines de milliers d’habitants de celle-ci avaient manifesté pour exprimer leur tristesse à Bastia et à Ajaccio.

Emmanuel Macron inaugurera la place Claude Erignac, construite à l’endroit même où le préfet avait été pris pour cible par un commanda alors qu’il se rendait au théâtre en compagnie de son épouse. Un olivier a été planté avec au sol l’inscription « un homme, une place ».

Parmi les personnalités présentes à ce mémoriel, Jean Pierre Chevènement, ministre de l’Intérieur de l’époque ainsi que plusieurs élus insulaires, notamment Gilles Simeoni, le président nationaliste du Conseil exécutif et l’un des avocats d’Yvan Colonna condamné à la prison à perpétuité pour avoir assassiné le préfet Erignac.

Gilles Simeoni a répondu à Corse-Matin quant à la présence de Chevènement à l’hommage : « Tous les Corses auront la même opinion de ce choix et de ce qu’il peut signifier ». Une source proche de l’Élysée explique qu’« Il ne faut pas y voir un message politique ».

Jean-Guy Talamoni, président de l’Assemblée de Corse et de Corsica Libera n’a pas souhaité être présent et a expliqué à Franceinfo : « Compte tenu de mon parcours (…) non seulement ma présence serait déplacée, mais elle n’est sûrement pas souhaitée par les proches du préfet Erignac ».

Les deux élus nationalistes, Simeoni et Talamoni, accueilleront vers 19h le président de la République au bâtiment de la Collectivité Territoriale d’Ajaccio afin de dialoguer de l’avenir de l’île même s’ils estiment que « pour un dialogue il faut être deux. Et pour l’instant nous avons été les seuls à avoir donné des signes tangibles que nous voulions ce dialogue » explique Gilles Simeoni.

Le président de la République prononcera un discours sur sa vision de la Corse le mercredi après-midi après avoir rencontré d’autres élus issus des autres tendances politiques de l’île.

Parmi les revendications des nationalistes : la co-officialité de la langue corse, le statut de résident et le rapprochement des prisonniers « politiques ».

Emilie Dubois

Une fille dans l'informatique était mal vue à l'époque de mes études. C'est pour cette raison que l'on m'a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m'a plu. C'est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l'information m'a poussé à suivre des cours de journalisme. Comme j'avais la propension de centraliser l'actualité technologique, un ami m'a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C'est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l'aventure de MondeInfos.com. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m'intéressent le plus.

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